Quel Monde – L’Instant Poétique

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Irrespirable cet air, comme une tempête de poussière

Un souffle immense qui nous transperce devant cette misère

Mais que font ces gens qui ont l’air sois disant importants

Que font-ils lorsque des milliers de gens meurent parce qu’on nous ment ?

Les médias crachent, nous avalons, comme cette foutue propagande pour un état pur sang

Réveillons-nous avant qu’il soit trop tard, avant que ce monde sombre dans le cauchemar

Infini comme celui des siècles précédent, faut-il rappeler la leçon des anciens

Le totalitarisme a laissé sa place au plus grand et plus fort, le capitalisme

Cacher, Spéculer, Paupériser, violenter le monde avant que les masses en prennent conscience

Elle est loin l’époque révolutionnaire où même sans couilles si l’on partait de rien

Lever une idée, qu’elle ne soit pas écrasée car le peuple en voulait

Aujourd’hui, endormi à la consommation, au profit et à l’accumulation du capital

Il est loin le temps où Marx prônait une révolution sociale.

Et parlons un peu de cette vieille démocratie

Celle qui se justifie par la guerre qu’elle soit nucléaire ou parlementaire

A quoi bon s’intégrer, voter et défendre sa condition si tous ceux qui nous représentent ont les poches rempli de pognons…

Sivanah Lachavanne

La couleur des sentiments – Kathryn Stockett (Paris: Actes Sud, 2010)

la couleur des sentiments, katryn stockett, siv, chronique, livre, IEULTraduit en plus de 40 langues, plus de dix millions de vente dans le monde, on peut dire que la romancière de Jackson, Mississippi -lieu où se déroule également l’intrigue- a su convaincre. Le pavé de plus de 600 pages me fait un peu appréhender, mais ce roman qui s’ancre dans une réalité historique particulière change la donne. Et voilà que je me lance à corps perdu dans une lecture effrénée. Dès les premières lignes, la problématique est posée : Que veut dire être domestique dans les années 60, dans une société ségrégationniste ? Puisque « chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine et qui s’occupent des enfants ». Pour rappel, l’Etat du Mississippi est alors considéré comme le plus discriminant à l’égard des populations noires. Mais pas question pourtant d’en faire quelque chose de sensationnel et larmoyant, non. L’humour et l’insolence se combinent et s’entrechoquent d’un caractère à l’autre, dans les premières pages qui déjà, interpellent.

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Conte – L’Instant Poétique

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Si notre histoire m’était comptée, je ne pourrais y croire ou m’y croire car comment s’identifier à l’irréel, à un paradis dont on ne suggère que l’idée ?
Une harmonie des corps qui me rappellent les contes d’antant,
Mais pas de bonne fée à l’horizon,
Pas de citrouille en carrosse ou de grenouille à embrasser,
Juste un prince le temps d’un bal d’un soir,
Lorsque ce bal se prolonge,
Je vis un des plus beaux contes à tes côtés,
Surtout lorsqu’on sait que ce dernier est bel et bien réel,
Oublions la fée, la chaussure ou le carrosse,
Puisqu’un seul de tes baisers me réveille chaque matin, ah non, me prolonge dans ce rêve qui est le mien.

« Les Fables » de La Fontaine – Littéraudio

« Les Fables » de La Fontaine: à lire, relire et relire encore une fois! Petit, on comprend ceci, plus grand on comprend cela; que comprendrons nous demain?

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Passion – L’Instant Poétique

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Et parfois on oublie,

Que l’on fait du mal,

A l’être aimé, adoré,

S’il pouvait seulement lire dans mon cœur,

Lire comme je l’aime et que je ne jure que par sa douceur,

Il arrive de commettre des erreurs, parce que l’on veut essayer,

Essayer de faire autrement, de peur de dire la vérité,

S’il pouvait seulement lire dans mes yeux,

Lire comme je ne vois que lui et omet le reste,

Cela semble évident et pourtant,

On ne cesse de le rappeler, d’être rassurant,

L’âme sœur est-il un concept préfabriqué ?

Je le pensais jusqu’à sa rencontre,

Son premier regard, ses premiers mots,

Depuis, il ne cesse d’habiter mes pas,

Où que j’aille et quoi que je sois,

S’il pouvait seulement lire dans ma tête,

Lire combien je pense à lui et imagine,

Une vie immortelle à deux,

Faite de tout et de rien,

De quotidiens composés de doux matins,

Et faits de sourires sans fin,

S’il pouvait seulement lire sur mon corps,

Lire la sensation qu’il laisse sur ma peau,

A chacune de ses caresses,

A chacun de ses souffles dans mon cou,

Sa présence est indispensable,

Et jamais je ne verrai mon être vivre sans le sien,

S’il devait partir demain,

Il laisserait un vide incommensurable,

Et mon âme pleurerait tous les jours son absence,

Son absence en silence.

Sivanah Lachavanne