Révisions – L’Instant Poétique

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J’aime ce qu’elle fait et ce qu’elle ne fait pas. Il y a des fois, comme celle-ci même, je la regarde tout simplement faire des choses plus simples encore. Je regarde et je pense, je contemple et je ressens.

Elle révise.

Elle tourne les pages noircies de ce polycopié comme le vent caresse les coiffures arbresques, assise élégamment – suis-je jaloux d’une chaise ? – sur ces fesses de marbre moelleux.

En baillant, elle semble expirer le monde entier et ses éléments, elle est ce microcosme, miroir de la création originelle.

Cette clope à la bouche, étreinte par ses douces lèvres, éteinte pour l’instant – ah non elle l’allume finalement, enfin – symbole de destruction; elle la maîtrise de sa sainte main et dompte le feu prométhéen. Et les pages tournent encore entre ses doigts, et tournent et tournent et tournent.

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Conte – L’Instant Poétique

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Si notre histoire m’était comptée, je ne pourrais y croire ou m’y croire car comment s’identifier à l’irréel, à un paradis dont on ne suggère que l’idée ?
Une harmonie des corps qui me rappellent les contes d’antant,
Mais pas de bonne fée à l’horizon,
Pas de citrouille en carrosse ou de grenouille à embrasser,
Juste un prince le temps d’un bal d’un soir,
Lorsque ce bal se prolonge,
Je vis un des plus beaux contes à tes côtés,
Surtout lorsqu’on sait que ce dernier est bel et bien réel,
Oublions la fée, la chaussure ou le carrosse,
Puisqu’un seul de tes baisers me réveille chaque matin, ah non, me prolonge dans ce rêve qui est le mien.

La Beauté et Toi – L’Instant Poétique

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Il y a la beauté et il y a toi.

L’une est pourtant plus belle que l’autre et rien au monde ne me fera penser que la beauté t’es supérieur.

Je vois en toi ce que je n’ai jamais vu.

Je vois en toi ce que je ne verrai jamais.

Et ce que je n’ai jamais vu et ce que je ne verrai jamais sont à mes yeux les choses les plus belles de l’univers.

 

Igor Rodrigues Ramos

Passion – L’Instant Poétique

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Et parfois on oublie,

Que l’on fait du mal,

A l’être aimé, adoré,

S’il pouvait seulement lire dans mon cœur,

Lire comme je l’aime et que je ne jure que par sa douceur,

Il arrive de commettre des erreurs, parce que l’on veut essayer,

Essayer de faire autrement, de peur de dire la vérité,

S’il pouvait seulement lire dans mes yeux,

Lire comme je ne vois que lui et omet le reste,

Cela semble évident et pourtant,

On ne cesse de le rappeler, d’être rassurant,

L’âme sœur est-il un concept préfabriqué ?

Je le pensais jusqu’à sa rencontre,

Son premier regard, ses premiers mots,

Depuis, il ne cesse d’habiter mes pas,

Où que j’aille et quoi que je sois,

S’il pouvait seulement lire dans ma tête,

Lire combien je pense à lui et imagine,

Une vie immortelle à deux,

Faite de tout et de rien,

De quotidiens composés de doux matins,

Et faits de sourires sans fin,

S’il pouvait seulement lire sur mon corps,

Lire la sensation qu’il laisse sur ma peau,

A chacune de ses caresses,

A chacun de ses souffles dans mon cou,

Sa présence est indispensable,

Et jamais je ne verrai mon être vivre sans le sien,

S’il devait partir demain,

Il laisserait un vide incommensurable,

Et mon âme pleurerait tous les jours son absence,

Son absence en silence.

Sivanah Lachavanne

Qu’est-ce que la poésie? – L’Instant Poétique

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Si la réalité dépasse la fiction

Je suis alors fictivement réel

 

Effectivement

C’est bien là le début d’un poème de branleur

Branlette intellectuelle dit-on parfois

 

Il faut lui rajouter

Quelques hirondelles, le vent et Aphrodite

C’est plus poétique

Il faut parler de réalité (C’est fait!), de rêve,

D’univers et d’être humain

C’est poétique aussi

 

Ou alors on peut se la jouer contemporain

Un . par ci

Un . par là

(Vrooooooom)

+++++++

J’y comprends rien

Merde

 

Je peux rimer

Je peux aimer

Une rime aimante

Une amante rimante (ça se dit?)

 

Merde à la fin

Qu’est-ce que la poésie?

C’est peut-être cela

Ce n’est peut-être rien

C’est peut-être une bavarde

Ou une silencieuse

 

Je la trouve plus belle quand elle se tait

C’est une femme farouche et sûre d’elle, que voulez-vous

 

Je l’aime en silence

Comme la fin

Comme le dernier point

Comme le dernier poème

Igor Rodrigues Ramos