Cadavres Espagnols – L’Instant Poétique

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Ces sublimes saintes nues se ruent si lentement qu’elles empêchent mon salut.

L’oiseau nu s’enorgueillit à la vue de l’ange déchu et tordu.

Cependant, seins pendant, le magma humide s’invite si vite en doigtant le ciel.

Les déguisements humanoïdes s’invitent jusqu’au bout de la night en doutant de la juste morphologie.

Leur proéminente pomme d’Adam, défoncé à la traîtrise imagière, excite fortement la chute au paradis artificiel.

Hermès et Aphrodite palpent largement, affectant le tableau efféminé, sans facéties ni bas-résilles, ainsi que la veste d’Hermaphrodite.

IRR&VLM

Pickwick’s – Vienne

pickwiks-vienne-cafe-litteraireAmoureux de librairies anciennes, de cafés portant la marque d’un passé pas si lointain, mélange de neuf, de vieux, de bric à brac et de mobilié complètement dépareillé : Bienvenue au Pickwick’s…. Rue Marc-Aurèle, à Vienne.

Depuis l’extérieur, rien de bien fameux et l’on se dit même que cet endroit semble bien petit, enfin si ce n’est la pile de livres en vrac sur les étagères que l’on devine faisant parti d’un ensemble massif ; c’est en tout cas ce que nous laisse voir timidement le rideau, replié a moitié. L’enseigne attire l’œil et pour cause : relan de libraire à la Notting Hill, la typo est sobre mais évocatrice et les couleurs, criardes.
Pourtant, voila une belle surprise lorsque l’on écarte ces fameux rideaux de velours jours, si emblématiques ! Presque instantanément, nous voici plongé à la fois dans un univers poussiéreux, fais de pages en friches mais aussi dans une nouvelle ère avec ces grands écrans de part et d’autres de la salle. Salle d’ailleurs qui se prolonge bien plus que l’on ne le croit; quelques marches et vous voici vers le bars ridiculement petit ou suffisant, ou que sais je ? Mais il doit bien y avoir une raison.

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La voie des cœurs nomades – A.L. Host

la-voie-des-coeurs-nomades-alisa-host-roman-geneve-206x300Partie de Puy-en-Velay Alisa nous tourne le dos, auréolée de son sac à dos ,sa canne et son carnet de route.

Son regard rivé sur le sol avec pour seul but, arriver à bon port, jusqu’à Santiago de Compostel, là où les pèlerins font et défont leurs pèlerinages.

C’est une longue marche, où le temps reste suspendu, avec l’oubli des frontières.

Sur son visage elle a posé son athéisme, sa méfiance, et ses « pourquoi ».

Et chemin faisant au hasard des rencontres elle se fait miroir du masque, celui d’une douleur vaguement prononcée.

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