Celui qui chuchotait dans les ténèbres – H.P. Lovecraft

Celui qui chuchotait dans les ténèbres, lovecraft, nouvelles, folio, IEUL, il était un livre, irrDes voix mystérieuses qui se promènent dans les collines, des empreintes encore jamais vues, une pierre noire aux hiéroglyphes inconnus, une ambiance à foutre la frousse à une monstruosité sans nom…c’est bien là quelques éléments lovcraftiens auxquels les fans sont habitués. Et toi, qui n’a peut-être jamais tenu un tel ouvrage entre tes mimines potentiellement sales : es-tu prêt à connaitre l’horreur et le frisson par les mots ? La puissance des mots est parfois telle que les images, dû à notre imagination humaine débordante, qu’on le veuille ou non, défilent sous nos yeux mentaux.

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Le prince bâtard : prélude à L’assassin royal – Robin Hobb

robin hobb, prince bâtard, assassin royal, IEUL, Il Etait Un LivreSi à travers ses nombreux livres Robin Hobb est devenue une figure de la fantasy, c’est justement parce qu’elle a sue créer un univers véritablement unique. Cette américaine – oui, oui, Robin Hobb est une femme – lève à travers ce petit roman un voile essentiel dans la compréhension de la constitution du royaume des Six-Duchés. Les connaisseurs-euses savent donc déjà que cet ouvrage prend place bien avant la naissance de Fitz et devient donc un incontournables pour tous ceux et celles qui veulent approfondir leur connaissance de ce monde.

Avant même de rentrer dans le vif de l’histoire, la narratrice nous apprend qu’elle va à la fois raconter son point de vue mais aussi celui d’un certain Cardinal, ménestrel et vérichanteur. C’est en assemblant ces deux textes que la narratrice nous invite à comprendre au mieux ce qu’elle va nous raconter: c’est en les fusionnant que la vérité véritable de la réalité réelle peut réellement éclater. Un récit qui se veut le plus objectif possible du point de vue de la narratrice donc. Pour comprendre ce qu’est un vérichanteur – c’est important car quelque part, la narratrice en est une aussi, à sa manière – il faut comprendre qu’il  y a au moins deux types de ménestrels. Il y a ceux qui chantent la vérité, en quête d’objectivité, narrant au mieux la réalité, les vérichanteurs, et ceux qui chantent « les contes mettant en scène des dragons, des farfadets et de jeunes vierges plongées dans le sommeil pendant cent ans (…) ».  Deux visions de l’histoire qui s’affrontent.

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Suicide Squad – Tome 1&2

suicide-squad-tome-1-tetes-brulees-dc-comics-bdLe film du même nom, sorti en 2016, a reçu un accueil relativement mitigé dirons-nous sympathiquement. Un film avec de nombreux défauts mais qui a au moins le mérite d’être divertissant. Aussi, il a participé à démocratiser la licence auprès du grand public et ça, c’est déjà un excellent point à saluer. Ce groupe de supers vilains reste peu connu en Occident, en tout cas par ceux qui ne lisent pas de BD américaines régulièrement. Pourtant, Suicide Squad, de l’univers DC Comics, est une licence particulièrement riche et qui vaut largement le détour : ambiance noire, humour, personnalités creusées, liberté, conscience, morale, bref, plusieurs thèmes semblent approfondis tout au au long des sorties.

A travers les deux premiers tomes, Adam Glass, Dan Abnett et Andy Lanning, les trois co-scénaristes, plantent le décor et l’ambiance. On apprend à découvrir quelques personnages, ce qui les tourmentent, ce qui les motivent, leur histoire, leurs capacités.  Cette équipe de choc est apparue en 1959 dans The Brave and the Bold #25 et c’est à partir de 1987 que Suicide Squad possède sa propre bande dessinée. Depuis 2012, suite au fameux évènement Flashpoint qui modifia à jamais l’univers DC Comics, la Suicide Squad fait l’objet d’un mensuel et de deux volumes regroupant ces mensuels qui ont pour scénariste principal , le déjà cité, Adam Glass.

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La sorcière rousse – F. Scott Fitzgerald

la-sorciere-rousse-fitzerald-nouvelles-il-etait-un-livreMerlin Grainger est un jeune homme comme il y en a à chaque coin de rue dans l’Amérique des années fo-folles. Il rêve, il pense, il imagine, il souhaite. Il vit à New York et est un modeste libraire, qui pourtant n’a pas l’air si passionné par les livres ou tout simplement par la lecture. Dommage pour lui. Non, ce ne sont pas les mots qui l’envoûtent mais une femme « aux cheveux roux ombrés de violet » qui est toujours présente lors des instants saillants de sa vie. Étrange coïncidence ou mystérieuse volonté? Est-ce un hasard ou tout est planifié méticuleusement? Une chose est sûre: cette charmante rousse n’est pas une femme comme les autres. Mais qui est elle vraiment? Nous savons qu’elle s’appelle Caroline mais un prénom ne nous renseigne jamais sur la personne elle-même, ses actes, ses motivations, son passé.

C’est bien la question que l’on va se poser durant toute notre lecture et qui trouvera une réponse lors des dernières pages seulement. Et c’est grâce – ou à cause – de ce questionnement que l’on grignote les pages sans vouloir s’arrêter. C’est un peu comme manger des cacahuètes: quand on commence, dur de s’interrompre. On aurait presque voulu que la nouvelle se change subitement en roman afin de faire durer un petit peu plus le mystère mystérieux. Mais un roman aurait été trop long pour le propos. Vous l’aurez compris, F.Scott Fitzgerald a le don pour nous tenir en haleine, de manière pourtant simple, mais jamais simpliste.

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La coupe de cristal taillé – F.Scott Fitzgerald

la-sorciere-rousse-fitzerald-nouvelles-il-etait-un-livreEvie Piper est selon son amant, que certains qualifieront de trop zélé, une femme dure, belle, vide et transparente, comme cette coupe en cristal taillé que ce dernier lui a offert. Cette coupe, en apparence des plus banales, cacherait-elle en réalité un secret? Est-elle maudite? Que représente-t-elle? Si je pose la question, ce n’est pas pour rien, néanmoins, je ne vous en dévoilerai pas plus, je vous rassure. À vous de le découvrir par vous même. No spoil here.

La coupe de cristal taillé est une nouvelle extraite du recueil Les enfants du jazz, recueil paru en 1922. Je tiens entre mes mains la traduction de Suzanne Mayoux, édité chez Folio, dont cette nouvelle précède La Sorcière Rousse. La fascination de l’auteur pour le monde des riches et du luxe se déploie à nouveau dans ce court récit avec une saveur que lui seule sait insuffler à ses suites de mots. Néanmoins, son œuvre la plus connue ayant un tel sujet en son centre, est bien sûr Gatsby le magnifique. 

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