Château des Tourandelles – Valérie Pointet

le-chateau-des-tourandelles-valerie-pointet-roman-geneve-art-221x300De l’Art du passé on vit au présent.

C’est tout juste si l’on n’allait pas vivre des nuits blanches, avec ce roman aux sons cristallins…

Tout commence le 7 janvier 1854 jusqu’à nos jours.

Un arbre généalogique se dessine, au cours du hasard destiné à tous ces protagonistes.

Une lettre pourtant, va nous porter dans le mystère, un jeu de piste endiablé commence, et la chasse interminable du double de cette lettre.

Là on devine tout le chemin à parcourir que vont devoir faire les héritiers, de secrets en secrets.

Une famille avec toutes ses facettes.

L’ambivalence des classes sociales, un labyrinthe avec son fil d’Ariane cousu de mésententes, de trahisons, l’auteur ne se contente pas de ces sortes de mots choisis, elle convainc.

C’est un voyage à l’ombre et au soleil.

Entre la curiosité et son histoire parachevée par l’ultime recours.

Une naissance commencée par un éclair, d’un châtelain et sa bonne. Rien ne se résume, tout se construit.

Le destin envoûtant de cette naissance marquée par le rapport de son statut. Celui du mal-aimé.

Entre en scène Eva l’antiquaire, de nos temps modernes, qui a découvert cette lettre nichée dans un buffet, ce papier jauni par le temps, qui es une sorte de testament; ça l’intrigue et la perturbe. Avec ses questionnements et ses doutes.

L’uchronie se met en marche.Et nous rentrons comme des intrus dans ce kaléidoscope d’images, et surtout dans la fécondité des recherches.

La peur aussi. Car il est dangereux de laisser les souvenirs rebondir dans le palais de l’histoire.

C’est un joli tour de passe par ce roman qui ne manque pas d’allant.

On y plonge dans l’obscurité, ramifié comme un arbre, des racines de cet arbre ou de serre de rapace. On s’enfonce goulûment.

Tous ne sont pas faciles à manier, mais capables de désosser et rassembler des morceaux de vie, de suivre le cours fantastique de ce château des Tourandelles pour permettre d’échanger ce qui est ou aurait pu être.

Construisant un parfait nœud-gordien qui peine à se délier.

Tout est décrit à la bonne distance, sans pathos, qui parle magnifiquement des rêves et des déceptions.

Le temps nous file entre les doigts dès que vous l’arrêtez, vous levez les yeux au ciel en signe d’éclaircissements.

Les sons cristallins deviennent accordés.

Aux caresses de l’avenir.

Isabella Coda-Bompiani


Le Château des Tourandelles

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