Le prince bâtard : prélude à L’assassin royal – Robin Hobb

robin hobb, prince bâtard, assassin royal, IEUL, Il Etait Un LivreSi à travers ses nombreux livres Robin Hobb est devenue une figure de la fantasy, c’est justement parce qu’elle a sue créer un univers véritablement unique. Cette américaine – oui, oui, Robin Hobb est une femme – lève à travers ce petit roman un voile essentiel dans la compréhension de la constitution du royaume des Six-Duchés. Les connaisseurs-euses savent donc déjà que cet ouvrage prend place bien avant la naissance de Fitz et devient donc un incontournables pour tous ceux et celles qui veulent approfondir leur connaissance de ce monde.

Avant même de rentrer dans le vif de l’histoire, la narratrice nous apprend qu’elle va à la fois raconter son point de vue mais aussi celui d’un certain Cardinal, ménestrel et vérichanteur. C’est en assemblant ces deux textes que la narratrice nous invite à comprendre au mieux ce qu’elle va nous raconter: c’est en les fusionnant que la vérité véritable de la réalité réelle peut réellement éclater. Un récit qui se veut le plus objectif possible du point de vue de la narratrice donc. Pour comprendre ce qu’est un vérichanteur – c’est important car quelque part, la narratrice en est une aussi, à sa manière – il faut comprendre qu’il  y a au moins deux types de ménestrels. Il y a ceux qui chantent la vérité, en quête d’objectivité, narrant au mieux la réalité, les vérichanteurs, et ceux qui chantent « les contes mettant en scène des dragons, des farfadets et de jeunes vierges plongées dans le sommeil pendant cent ans (…) ».  Deux visions de l’histoire qui s’affrontent.

Quel est donc cette fameuse intrigue qui mérite apparemment d’être transmise le plus objectivement possible ? Une fois n’est pas coutume, voici ce que nous dit littéralement le 4ème de couverture :

« Une lointaine légende raconte que le prince Pie, doué du Vif, fut destitué de son trône par une conjuration de nobles soucieux de préserver l’intégrité de la ligné des Loinvoyant. Derrière le mythe, cependant, se cache une vérité beaucoup plus complexe : fils bâtard de Prudence de Castelcerf, affublé de la robe pie du cheval de son père, élevé par une roturière, le prince vit son accession au pouvoir marquée par un écheveau d’intrigues politiques à l’origine des polémiques sur le Vif, qui changèrent à jamais le visage du royaume des Six-Duchés. ».

Cet ouvrage, paru aux Editions J’ai Lu en 2014, est une porte d’entrée au royaume des Six-Duchés très intéressantes. Les nouveaux-elles lecteurs-trices pourront ainsi découvrir une imagination débordante et très probablement auront-ils envie de continuer le récit à travers les œuvres canoniques. La narration est impeccable, le suspens est rondement mené et les personnages sont attachants – ou repoussants – à leur manière. La traduction d’Arnaud Mousnier-Lompré est particulièrement agréable à lire, mais si vous parlez et lisez l’anglais, je vous invite à le lire dans sa langue originelle, bien entendu.

Une lecture sympathique, qui ne mange pas de gros pains, mais qui risque de vous mener plus loin, bien plus loin.

La suite viendra très probablement sur le site de Il Était Un Livre !

Igor Rodrigues Ramos

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