Ma part africaine – Daniel Richard

ma-part-africaineAvec optimisme et élégance Daniel Richard nous emmène dans sa terre africaine, celle qu’il a choisie comme deuxième maison après la Suisse dont il est issu.

Il n’occulte absolument rien il tempère et préfère s’attarder sur les couleurs et les parfums qui embaument son parcours, parti en 4×4 il fait un tour magistral de l’Afrique Noire à l’Afrique de l’Ouest, sans oublier l’Afrique Australe.

Nous sommes dans les années soixante, jalonnée par des allers et retours jusqu’en 2014. Derrière l’histoire on ne déniche pas systématiquement un paradis, car la terre y est aride et la nature infestée de serpents, mais l’homme est un grand amateur de reptiles et sa curiosité insatiable, il découvre ainsi des pays avec son savoir et ses traditions.

Le rythme de chacune de ses phrases et son respect de ce qui l’entoure nous font découvrir tout au long de ses récits qu’il nous accompagne dans ses découvertes qui parlent de générosité et mansuétude.

Il n’existe aucune perversion, au contraire c’est par un rituel de politesse, une recherche du respect de l’autre, une envie d’aborder le quotidien par son aspect positif.

Or, on plonge dans cet univers avec délectation comme dans un paradis exubérant ou tout s’arrangerait toujours  à la fin et c’est là que l’atmosphère s’installe.

L’Afrique d’hier et celle énoncée aujourd’hui, les différences dans les contrées de ce que l’on a perdu et gagné.

La nostalgie s’empare de l’auteur mais aussi le relent de la familiarité construite au fil des voyages, le bonheur d’être soi au milieu de la multitude.

Il y a beaucoup d’émotions, de parcours, jalonné d’obstacles, d’amitiés jamais démenties. C’est l’ascension vers la mise en route mentale pour raviver les souvenirs restés en marge avant de s’éclabousser dans sa réalité.

C’est la corpulente Afrique qui nous est offerte celle des contrées sans fin, des paysages grandioses des habitants de toute religion confondus, des traditions qui veulent se maintenir. Elle qui résout ses énigmes avec sa logique implacable.

Et une volonté morale sans égal.

L’auteur cherche une image différente à partir « de gens ordinaires armés de leur seule générosité » et il a réussi.

Car une association voit le jour et qui s’appelle  « Association un Avenir par l’Ecole » afin que l’on parle des jeunes, et leur donner ainsi une place dans l’éducation.

Une ludothèque est active et florissante.

Son Afrique à lui, sans vanité, sans aucune retenue même si parfois on le devine subtilement dans sa sensibilité humaine.

C’est un voyage qui mérite le détour, on s’y sent chez soi et on apprécie encore plus la saveur de ses périples et la langueur de la beauté de ce continent aux mille facettes.

Qui nous a séduits et continuera de le faire.

 

Isabella Coda-Bompiani

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