Genève ma muse – L’Instant Poétique

geneva-670479_1280Derrière le jet d’eau emblématique de la ville internationale, derrière les portes blindées du secret bancaire
Des rives du bord du lac au fin fond de la ville, les souffles s’abstiennent avant que la sentence ne tombe
Telle une condamnée à mort, la population va et vient, n’essayant même plus de fuir la monotonie du quotidien. Traînant la patte dans cette ville où désormais tout est gris
Les visages, les regards, le ciel même se confondent à la couleur des bâtiments industriels
Pourquoi toute cette tristesse, ce désarrois dans une ville autrefois remplie de joie ?

L’année de George Orwell semble prendre vie, bientôt des faits et gestes surveillés, des caméras pour vous guider, si ce n’est déjà fait. La franchise n’est plus le mot d’ordre de la ville, du pouvoir et de la maîtrise des peines
La population semble plus divisée que jamais, et ce depuis l’entrée dans le millénaire où tout devait disparaître.

Comment ne pas prendre les armes sur fond d’injustice ?
Comment ne pas être indigné quand même la jeunesse est bridée ?
Jusqu’où ces interdits, mais surtout il y aura-t-il un jour une fin ?

Comment dire à ces derniers, dépassés, qu’il est temps pour eux de tirer leur révérence, dans un monde plus calme et plus proche de leur âme ?

Le débat est loin d’être primaire, mais cache en réalité des points sensibles à ceux qui veulent repenser le monde et trouver des solutions, omettant les extrêmes
A tout ceux qui ne voient plus loin que le bout de leur nez, d’un côté ou de l’autre du fusils, leur silence ne sera plus que parfait dans ce débat au présent.

Ces quelques lieux autrefois pullulants dans le tout Genève, ne seraient devenus aujourd’hui qu’une minorité expiée, rejetée et montrée du doigt par tout ceux qui, en perdant la mémoire ont perdu leur jeunesse d’autrefois.

Et quand bien même, que laisserons-nous comme héritage à nos chérubins si ce n’est que la haine de son prochain ?
Unissions-nous au lieu de nous déchirer, ne laissons plus la parole qu’aux privilégiés qui pour en acheter certains seraient prêt à lâcher quelques billets.

Tout semble perdu. Une fois encore ce qui est pointé du doigt par une jeunesse en mal de reconnaissance, n’est pas ce que l’on voit mais ce que l’on combat tel un ennemi invisible
Aux réducteurs qui se limitent à penser que l’objet de cette requête ne s’adresse qu’aux jeunes que nous sommes
Venez, sortez de vos esprits retranchés et discutons entre privilégiés d’une liberté bafouée.

Sivanah Lachavanne

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