La coupe de cristal taillé – F.Scott Fitzgerald

la-sorciere-rousse-fitzerald-nouvelles-il-etait-un-livreEvie Piper est selon son amant, que certains qualifieront de trop zélé, une femme dure, belle, vide et transparente, comme cette coupe en cristal taillé que ce dernier lui a offert. Cette coupe, en apparence des plus banales, cacherait-elle en réalité un secret? Est-elle maudite? Que représente-t-elle? Si je pose la question, ce n’est pas pour rien, néanmoins, je ne vous en dévoilerai pas plus, je vous rassure. À vous de le découvrir par vous même. No spoil here.

La coupe de cristal taillé est une nouvelle extraite du recueil Les enfants du jazz, recueil paru en 1922. Je tiens entre mes mains la traduction de Suzanne Mayoux, édité chez Folio, dont cette nouvelle précède La Sorcière Rousse. La fascination de l’auteur pour le monde des riches et du luxe se déploie à nouveau dans ce court récit avec une saveur que lui seule sait insuffler à ses suites de mots. Néanmoins, son œuvre la plus connue ayant un tel sujet en son centre, est bien sûr Gatsby le magnifique. 

La coupe de cristal taillé s’étire dans le temps puisqu’elle nous dévoile plusieurs moments spécifiques de la vie d’Evie Piper. Chaque moment apporte ses informations sur l’état d’esprit des personnages, notamment Evie, mais aussi de la période dans laquelle évolue ces mêmes personnages. Avec Fitzgerald on a déjà l’habitude de se promener dans les Etats-Unis des années 20 et là encore, on voyage. 

Au centre de cette nouvelle il y a pourtant un concept: le destin. Concept qui en cherchant bien se retrouve dans de nombreux textes de Fitzgerald. Comment l’homme apprivoise-t-il son destin? Comment les évènements les plus anodins s’y intègrent-ils? Jusqu’à quel point pouvons nous influencer notre destinée? A y réfléchir bien, tout instant semble avoir son importance avec du recul: un dîner, une rencontre, un baiser, un regard, un cadeau que l’on nous offre, tout et rien! 

Une petite nouvelle sympathique, sans réelles prétentions, et qui pourtant peut nous pousser à la réflexion de soi, à la compréhension de nos actes et surtout, car lorsque l’on parle de destin il faut toujours l’aborder, la liberté humaine. Voilà! 

PS: En bonus, petite anecdote issue du monde vidéoludique. La célèbre série Zelda, ayant pour grand héros Link, devant généralement sauver la belle et téméraire princesse Zelda, tire justement son nom de la femme de Fitzgerald: Zelda Sayre! Voilà! Voilà! 


La Sorcière rousse pécédé de La coupe de cristal taillé

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