Le monde expliqué aux vieux : Les Jeux Vidéo – Blaise Mao

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Le jeu vidéo, ce jeune média, est parfois difficile à comprendre et à appréhender. Alors non, ce livre ne s’adresse pas uniquement aux vieux mais à ceux et celles qui souhaitent s’introduire au monde du jeu vidéo et à certaines de ses problématiques. Si vous êtes un gamer, vous y apprendrez probablement diverses choses très intéressantes sur le jeu vidéo en général, mais en soi, pas besoin de se pencher sur un tel ouvrage pour continuer à profiter de vos jeux. Captain obvious. C’est donc avant tout un livre, selon moi, d’introduction, de vulgarisation : ça peut-être une bonne porte d’entrée pour ce monde vidéoludique, non pas à travers ses jeux, mais à travers son histoire, ses consoles, ses questions, ses enjeux, etc. On a tous quelque chose à y apprendre finalement car comme dirait l’autre, « on est tous le vieux de quelqu’un » !

C’est à travers une introduction, sept chapitres et une conclusion – ainsi que des notes en fin d’ouvrage – que l’on arpente  ce livre de Blaise Mao. Edité chez 10/18 en 2013, vos yeux et votre cerveau auront environ 150 pages à découvrir.

Blaise Mao

Prenons tout de même le temps de dire un petit mot sur l’auteur de cet ouvrage avant de continuer plus en avant, Blaise Mao. Il est né en 1984 et après des études d’anglais et d’histoire à Paris IV, il a entreprit un master de journalisme à Science-Po Paris. Il a notamment travaillé pour les magazines « Géo »,  « Parisien » ou encore « Usbek & Rica ». Il est connu pour être un spécialiste sur les questions de culture, d’environnement mais aussi des nouvelles technologies. Les Jeux Vidéo est tout simplement son premier livre. (https://www.10-18.fr/tous-les-auteurs/blaise-mao/)

Concrètement, qu’est-ce qu’un joueur passionné depuis l’enfance, qui joue régulièrement aux jeux vidéo et qui s’intéresse à son actualité ainsi qu’à ses problématiques – un joueur plus ou moins comme moi en fait – peut attendre de cet ouvrage ?

Dès l’introduction, on sent que l’auteur est lui-même joueur. C’est un point crucial pour savourer la suite de la lecture, en tant que joueur en tout cas. Comme il le dit lui-même dans l’ouvrage : « le problème avec les jeux vidéo, c’est que ce sont souvent ceux qui y jouent le moins qui en parlent le plus. ». Et oui, malheureusement, pour l’instant, c’est plus ou moins vrai, même si ça s’est calmé depuis un certain temps. A la lecture de son introduction, on comprend que les thèmes abordés seront nombreux, qu’il n’y aura pas qu’un chemin de réflexion spécifique. Tant mieux, on prend conscience de l’aspect multiforme du monde vidéoludique.

On passe ainsi par plusieurs facettes des jeux vidéo : son histoire, ses acteurs, sa place dans la société, ses questionnements, ses doutes, ses vertus, ses dérives, bref, le panorama, sans être trop creusé, a le mérite d’être varié. L’acquisition des connaissances est certaine mais pour approfondir chaque thématique choisie, il va falloir aller farfouiller ailleurs. C’est là que la bibliographie proposée dans les notes devient particulièrement utile. En effet, la plupart du temps, un tel livre est lui-même une porte d’entrée à d’autres livres.

Ce qui est sympa et participe à rendre le livre accessible à toutes et tous, c’est qu’il est teinté ici et là d’anecdotes en tous genres. On apprend par exemple, qu’à ce jour (on est en 2013 dans le livre, je vous le rappelle), il y a moins d’espèces d’oiseaux récencés officiellement que de volatiles lancés tous les jours dans le jeu Angry Birds, conçu par l’éditeur Rovio. Ou encore qu’en 2010, les joueurs de Farmville sur Facebook se chiffraient à plus de 83 millions. Ou alors – et arrêtons nous là pour les citations de chiffres sortis plus ou moins de nul part – que les statistiques affirment que « les gamers français jouent 12 heures et 12 minutes en moyenne par semaine. ».

Bref, vous l’aurez compris, ce premier ouvrage de Blaise Mao est un livre sympathique sans pour autant être un indispensable. Par contre, c’est une porte d’entrée largement viable pour rentrer petit à petit dans le monde des jeux vidéo et ce qui l’entoure. Il fait parti de ces œuvres qui contribuent à démocratiser de plus en plus nos univers pixélisés. Et ça, ça ne se refuse jamais, surtout lorsque c’est fait avec passion.

Igor Rodrigues Ramos


Les jeux vidéo

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